Marguerittes (Gard) — risque inondation

La colline qui protège le village des inondations

Marguerittes a été reconnue 7 fois en catastrophe naturelle « inondations ». Le Montrodier, visé par le projet de centrale photovoltaïque, est la tête de bassin du ruisseau qui descend vers le village et l'autoroute. Défricher cette colline, c'est aggraver le risque là où il naît.

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Une commune historiquement inondée

Ce n'est pas une hypothèse : Marguerittes est officiellement et régulièrement inondée. La base GASPAR des services de l'État recense sept reconnaissances de catastrophe naturelle « inondations » entre 1982 et 2005.

7reconnaissances « catastrophe naturelle – inondations »
(1982‑2005 — source GASPAR / Géorisques)
Sur l'emprisele Bartadet prend sa source sur le terrain même du projet
(relevés IGN BD TOPO®)
> 8 hade forêt défrichée en tête de bassin
(davantage avec les OLD)

Le Montrodier, tête de bassin du Bartadet

Les relevés officiels de l'IGN (BD TOPO®) sont sans ambiguïté : le Valat du Bartadet — affluent du Vistre — prend sa source sur l'emprise même du projet, sur la colline du Montrodier. Il descend ensuite vers le Mas Praden, longe l'autoroute A9 et rejoint le Vistre. Deux autres valats (Pic Monnier / Mas d'Aschot, et un affluent ouest) le rejoignent en aval de l'A9.

Carte du réseau hydrographique : le Bartadet naît sur l'emprise du projet et descend vers Marguerittes
Le Bartadet (orange) naît au droit de l'emprise du projet, sur le Montrodier, et descend vers le village puis le Vistre. Source : IGN BD TOPO® / Plan IGN.

En 2002, lors de la crue historique du Vistre, l'eau dévalait le chemin du Montrodier. Des riverains l'attestent :

« L'eau descendait le chemin avec beaucoup de courant, nous empêchant de sortir de chez nous ; la buse qui passe sous l'autoroute ne pouvait contenir l'eau, qui se déversait sur l'autoroute, même en cas de faibles pluies. » — Attestation d'une riveraine du chemin du Montrodier (septembre 2002)
Une parcelle du Montrodier submergée au pied des oliviers, septembre 2002
Une parcelle du Montrodier submergée, au pied des oliviers — septembre 2002.
Un écolier sur le chemin du Montrodier transformé en ruisseau, septembre 2002
Le chemin du Montrodier transformé en ruisseau : un écolier rejoint l'école — septembre 2002.
Le valat du Bartadet en eau dévalant le chemin du Montrodier, septembre 2002
Le valat en eau dévalant le chemin du Montrodier, septembre 2002 (photo de riverain).

Un bassin déjà confiné — ne pas aggraver

Les cours d'eau enserrent Marguerittes, et au sud-est la digue de la voie ferrée fait obstacle à l'évacuation des eaux : elles s'accumulent en amont, comme lors des crues de 1988 et de 2002. Dans cette configuration, tout aménagement doit éviter d'aggraver le ruissellement.

Or le projet fait l'inverse, à l'amont comme à l'aval :

Amont défriché + aval bétonné, vers un exutoire déjà bloqué par la voie ferrée : c'est une double aggravation du risque pour les habitations riveraines.

Notre demande

La transition énergétique ne justifie pas de raser la colline qui protège le village des inondations. Des toitures et ombrières disponibles (zone d'activités TEC) permettraient de produire la même énergie sans toucher à la garrigue ni au bassin versant.

Sources : base GASPAR / Géorisques (arrêtés de catastrophe naturelle, commune de Marguerittes) ; PPRi du Vistre — rapport de présentation (Préfet du Gard) ; PAPI 3 Vistre ; IGN BD TOPO® ; attestations de riverains (2002).