Projet Photovoltaïque de Montrodier : L'impact vertigineux que l'on ne vous montre pas
Le projet de centrale solaire au lieu-dit Montrodier, porté par la société VSB TotalEnergies, continue de susciter l’inquiétude à Marguerittes. Au-delà des débats techniques, il est essentiel de visualiser concrètement ce que notre commune s’apprête à perdre. Nous avons réalisé une estimation de l’impact forestier, et les chiffres donnent le vertige.
10 Hectares : Ce n’est pas qu’une friche
L’emprise globale du projet ne se limite pas aux clôtures. Si l’on inclut la zone d’implantation des panneaux et la nécessaire Obligation Légale de Débroussaillement (OLD) qui l’entoure pour la sécurité incendie, c’est une surface d’environ 10 hectares qui sera bouleversée.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette zone n’est pas une simple broussaille sans valeur. Les documents officiels et l’observation satellite confirment qu’il s’agit d’un massif de chênes et d’une garrigue arborée dense, typique de notre biodiversité locale.
Le calcul : Combien d’arbres vont disparaître ?
Il est difficile de compter chaque tronc un par un, mais les experts forestiers connaissent bien la densité de nos collines. Dans un taillis de chênes verts méditerranéens, la densité naturelle est élevée.
L’hypothèse : Sur une telle surface forestière, on compte généralement entre 1 000 et 2 000 tiges (troncs) par hectare.
Le résultat : Sur la zone des 10 hectares concernés par le projet (coupe rase pour les panneaux + éclaircissement drastique pour l’OLD), nous estimons que ce sont entre 8 000 et 12 000 arbres qui seront abattus ou fragilisés.
Le paradoxe écologique
Détruire environ 10 000 arbres pour produire de l’énergie “verte” est un non-sens écologique. Ces chênes sont notre barrière naturelle contre l’érosion, un refuge pour la faune locale, et un régulateur de température pour le village.
À l’heure où l’on nous demande de planter des arbres pour le climat, Marguerittes s’apprête-t-elle à faire l’inverse sur ses hauteurs ?
Restons mobilisés pour protéger le Montrodier.
La colline du montrodier condamnée par la municipalité
La municipalité qui met en scène une “transition verte” en plantant un arbre dans le parc Praden n’hésite pourtant pas à en détruire près de 10 000 sur le Montrodier.
Projection de la colline depuis le chemin de randonnée
L’Arbre Bouteille (Exotique) :
C’est un arbre ornemental. Il fait “joli” dans un parc (Parc Praden).
Il est isolé : Il ne crée pas de forêt.
C’est un immigré écologique : Il ne nourrit pas la faune locale (insectes, oiseaux) aussi bien que nos espèces natives.
Le Chêne Vert (Natif – celui du Montrodier) :
C’est un arbre structurant : Ses racines retiennent le sol contre l’érosion (crucial à Marguerittes avec les orages cévenols).
C’est une barrière anti-feu naturelle.
C’est un habitat : Il abrite tout un écosystème (oiseaux, garrigue).
Planter des espèces qui viennent du bout du monde et ne sont pas endémiques de notre région est un non sens dans un climat qui devient de plus en plus chaud et ne favorise pas quand a l’argument de planter un arbre sui retient l’au alors que le Mas Praden est un site marecageux c’est le gag de l’année
conclusion
Planter des espèces qui ne sont pas endémiques de notre région n’a aucun sens dans un climat méditerranéen qui se réchauffe. Ces arbres exotiques ne sont ni adaptés, ni utiles à la faune locale.
Quant à l’argument selon lequel “ils retiendraient l’eau”, il est dénué de fondement : le Mas Praden est déjà un site humide, et même marécageux, le cours d’eau le Bartadet coule à quelques mètres. Ce type de plantation ne répond donc à aucun besoin écologique réel. Mais la propagande va bon train.
Protéger le Montrodier, ce n’est pas s’opposer au progrès : c’est refuser qu’au nom de la transition on sacrifie ce qui fait déjà vivre notre territoire — et que l’on couvre ce débat essentiel par une mise en scène systématique d’enfants, devenue insupportable.









Votre dossier sur le PLU est excellent. Ce qui se passe dans le quartier Mezeirac et genestet en est la preuve.