En décembre 2023, le maire a refusé de recevoir la délégation de notre comité.
Pour quelles raisons ? Nous souhaitions l’interroger sur plusieurs dossiers structurants pour l’avenir de notre commune : les projets de densification urbaine, les questions de sécurité, l’aérodrome, ainsi que la déviation nord de Nîmes. Une demande formalisée lui avait été adressée par courrier. Notre lettre ici
Toutefois, tout échange a été conditionné à une intervention directe du Maire devant nos adhérents, en dehors de tout cadre institutionnel, en contradiction avec les principes élémentaires du dialogue démocratique.
Face à cette décision, notre conseil d’administration s’est formellement insurgé. Il s’est opposé à cette tentative d’imposer une prise de parole hors de tout débat démocratique, réaffirmant la nécessité du respect des instances, des règles et du dialogue institutionnel.
Si notre collectif existe, c’est parce qu’un déficit manifeste de démocratie locale s’est installé. Il est la conséquence de projets dissimulés, d’un manque de transparence et d’études d’impact contestables, comme l’a une nouvelle fois démontré la suspension préfectorale du projet du Montrodier.
Nous comprenons aujourd’hui les raisons de ce refus de dialogue. Les dossiers sensibles sur lesquels nous souhaitions obtenir des réponses ne permettaient manifestement ni l’esquive ni la communication maîtrisée.
Face à ce refus d’échange institutionnel, nous avons fait le choix de l’organisation collective, du travail rigoureux et de la persévérance. Ce travail de recherche de l’information a permis de porter à la connaissance du public des dossiers volontairement maintenus hors du débat, et de confronter les discours aux faits.
L’analyse du Plan Local d’Urbanisme récement voté le confirme : les intentions affichées ne sont pas en cohérence avec la réalité des documents et de nombreuses contradictions demeurent, laissant des possibilités bien différentes de celles affichées. Dans ce contexte, notre rôle est clair : informer, documenter et rendre accessible une information sourcée et vérifiable, afin que chaque citoyenne et chaque citoyen puisse se forger une opinion éclairée, en toute connaissance de cause.
Dans cette logique de transparence, notre base documentaire est désormais accessible en ligne.
Nos adhérents peuvent y retrouver l’ensemble des dossiers relatifs à la vie communale et interroger directement cette base.
Cette innovation citoyenne est rendue possible par l’usage d’outils informatiques performants et par la mise en place d’une intelligence artificielle dédiée, déployée sur notre propre infrastructure, garantissant indépendance, maîtrise des données et absence de manipulation.
À l’approche de 2026, nous poursuivrons cet engagement avec détermination : pour la transparence des dossiers, pour le respect des institutions et des procédures démocratiques, et pour la vérité que les élus doivent à leurs électeurs.
Nous demanderons des comptes de manière systématique, dans le respect du droit, notamment sur des choix budgétaires dispendieux dont les conséquences pèseront inévitablement sur la fiscalité future de notre commune.
Il est utile de le rappeler : les élus ne sont pas des chefs d’entreprise. Ils exercent un mandat confié par les citoyens et ont, à ce titre, un devoir de transparence, de responsabilité et de redevabilité envers celles et ceux qu’ils représentent.
Bonne et heureuse année à toutes et tous.









