Dans la déclaration, l’étude d’impact avait omis de signaler que le Montrodier se situe dans la zone de protection éloignée du captage de Peyrouse.
Elle avait également passé sous silence les risques d’inondation liés au valat du Bartardet, ainsi qu’une étude géologique du BRGM décrivant la vitesse de pénétration de l’eau dans la nappe phréatique à l’emplacement de l’ancienne carrière.
L'étude d'impact est sincère
Le préfet a suspendu l’arrêté qu’il avait lui-même délivré au titre de la loi sur l’eau, considérant que la déclaration du pétitionnaire n’était pas suffisamment étayée. Il exige désormais une étude hydrologique complète, conformément aux articles L.214-1 et suivants du Code de l’environnement.
L’Agence Régionale de Santé (ARS) est officiellement saisie pour rendre un avis sur les risques pour les captages, les nappes phréatiques et la qualité de l’eau, comme le prévoit le Code de la santé publique.
L'absence de prise en compte explicite de la vulnérabilité karstique de
l'ancienne carrière Michel Mélange constitue une faille importante dans
l'évaluation environnementale du projet.
Le déboisement d'une ancienne carrière ayant servi de décharge (même
non répertoriée dans BASOL/BASIAS) pour y implanter une centrale
photovoltaïque présente des risques techniques et sanitaires majeurs,
particulièrement dans un contexte karstique (calcaire fissuré) comme celui
de Montrodier.