Selon l'élu le témoignage présenté ne reflète ni la réalité des exploitations locales,
La légitimité à s’exprimer sur l’agriculture ne repose pas sur le lieu de résidence, mais sur l’exercice réel d’une activité agricole et la détention ou l’exploitation de terres concernées.
En l’espèce, la personne évoquée :
exerce le métier d’agriculteur,
possède et/ou exploite des terres situées dans la plaine agricole de Marguerittes,
parle de son activité professionnelle, de ses contraintes économiques, techniques et environnementales,
Lors des consultations publiques menées par la muniipalité dans le cadre de la méthode de changement « CRÉON », élaborée pour accompagner et valoriser les projets de la municipalité, la population a été invitée à se forger un avis à travers le prisme d’une campagne de communication orientée.
À l’inverse, les interviews citoyennes ont souhaité donner la parole à l’ensemble de celles et ceux qui composent le tissu civil de la commune : commerçants, artisans, nouveaux arrivants, agriculteurs, jeunes, retraités actifs ou non.
Ces interviews ont le mérite d’exister pour éclairer les Marguerittoises et les Marguerittois sous un angle neutre, en recueillant des témoignages directs, libres et non scénarisés. Les questions posées ont pour seul objectif de faire émerger les perceptions, les attentes et les avis des habitants sur leur commune, son fonctionnement et son avenir.
La municipalité s’arroge ici le droit de décider de la véracité de la parole de ses propres concitoyens. Elle manifeste la volonté de contrôler l’information en soumettant les témoignages à un filtre idéologique destiné à valoriser son mandat, sans apporter la preuve d’actions concrètes menées pour préserver l’agriculture à Marguerittes.
Depuis 2020, aucune mesure structurante et vérifiable n’a été présentée pour enrayer le déclin agricole. La consultation sur l’avenir de Marguerittes, conduite par Terre de Liens, est restée sans suite opérationnelle. Dans le même temps, le nombre d’agriculteurs a continué de diminuer.
La cave coopérative a cessé toute production viticole. Les agriculteurs sont désormais contraints d’acheminer leur production à Jonquières-Saint-Vincent ; seule subsiste à Marguerittes une boutique de vente. Les départs à la retraite n’ont pas été compensés, accentuant encore l’affaiblissement du tissu agricole local.
Disqualifier la parole d’un agriculteur au seul motif qu’il n’habite pas la commune revient à nier la réalité du métier agricole et à écarter un témoignage légitime portant sur :
l’usage des terres,
les conditions d’exploitation,